
Il existe de plus en plus de preuves rapportant les avantages physiologiques et psychologiques de la kinésithérapie en tant que complément sûr et efficace au traitement du cancer du sein.
Il est impératif que les professionnels de la santé se concentrent désormais sur la satisfaction des besoins uniques des survivantes du cancer du sein.Les interventions de la kinésithérapie permettent aux patients de gérer leurs symptômes, les effets secondaires du traitement ou le rétablissement après une intervention chirurgicale.
Les bénéfices physiologiques et psychologiques de la kinésithérapie pour les patientes atteintes d’un cancer du sein ont été bien documentés, avec des améliorations observées en termes de morbidité, de mortalité et, surtout, de qualité de vie.
Au Nigeria, le cancer du sein a dépassé le cancer du col de l’utérus en tant que principale tumeur maligne féminine et une femme africaine est plus susceptible de présenter une tumeur plus agressive que son homologue occidentale.
Après un cancer du sein, de nombreux problèmes peuvent être traités avec succès par la kinésithérapie.
Amplitude de mouvement réduite
Quel que soit le type de chirurgie que vous subissez, il est important de faire des exercices par la suite pour faire bouger à nouveau le bras et l’épaule.
Les exercices aident à diminuer les effets secondaires de votre chirurgie et vous aident à reprendre vos activités habituelles.
Si vous avez subi une radiothérapie après la chirurgie, les exercices sont encore plus importants pour aider à garder votre bras et votre épaule flexibles.
La radiothérapie peut affecter votre bras et votre épaule longtemps après la fin du traitement.
Pour cette raison, il est important de développer une habitude régulière de faire des exercices pour maintenir la mobilité des bras et des épaules après les traitements de radiothérapie pour le cancer du sein. Il est très important de mettre en œuvre une rééducation précoce pour promouvoir le mouvement fonctionnel jusqu’au niveau d’activité précédent de la patiente.
Lymphoedème
Toutes les femmes qui subissent une chirurgie du cancer du sein sont à risque de développer un lymphœdème, qui peut n’apparaître que des mois, voire des années après la chirurgie. Le risque est plus élevé chez les femmes qui ont subi une dissection complète des ganglions lymphatiques axillaires.
La radiothérapie peut également provoquer, ou s’il est déjà présent, exacerber un lymphœdème.
La douleur, la perte d’amplitude de mouvement et de force dans les membres supérieurs, ainsi qu’une altération de la fonction, sont des effets courants du lymphœdème.
Comme l’exercice s’est avéré être un élément sûr et essentiel de la gestion du lymphœdème, la physiothérapie peut jouer un rôle important dans la prévention et le traitement.
Perte osseuse
Le taux et l’ampleur de la perte osseuse causée par le traitement du cancer sont significativement plus élevés que la perte osseuse liée à l’âge dans la population non cancéreuse.
On pense, par exemple, que la ménopause prématurée induite par la chimiothérapie et les thérapies anti-œstrogènes contribuent à l’augmentation du taux et de l’ampleur dans cette population.
Comme dans la population générale, la prise en charge initiale de la diminution de la densité osseuse comprend l’éducation sur les avantages d’un mode de vie qui comprend, entre autres interventions, des exercices réguliers de mise en charge.
Les kinésithérapeutes sont en mesure de conseiller en toute confiance ces personnes sur les options d’exercice sécuritaires pour maximiser l’intégrité osseuse.
Dysfonctionnement des membres supérieurs
Une diminution de l’amplitude des mouvements, une tension de la coiffe des rotateurs, une capsulite rétractile, une paresthésie et une faiblesse sont tous des développements courants dans les membres supérieurs après une chirurgie du cancer du sein et/ou une radiothérapie.
Qu’elles apparaissent indépendamment ou en combinaison, ces déficiences peuvent gravement affecter les activités de la vie quotidienne et de l’emploi, entraînant une incapacité fonctionnelle et une diminution de la qualité de vie.
La kinésithérapie s’est avérée efficace dans la gestion des symptômes musculo-squelettiques post-chirurgicaux. Par exemple, la rééducation par l’exercice s’est avérée entraîner des améliorations cliniquement significatives de l’amplitude de mouvement des épaules.
Fatigue
La fatigue est un symptôme fréquemment rapporté mais mal géré par les patients atteints de cancer.
C’est un symptôme complexe avec diverses causes qui se chevauchent, dont certaines comprennent l’anémie, la douleur, les troubles du sommeil, le dysfonctionnement thyroïdien et les troubles de l’humeur.
Les kinésithérapeutes peuvent aider leurs patients atteints de cancer à gérer la fatigue grâce à un examen ciblé des antécédents pour déterminer les principaux contributeurs ;en enseignant l’importance de planifier et de rythmer leur journée;en concevant un programme d’exercice gradué pour augmenter les niveaux de force et d’énergie.
La douleur
Un autre symptôme complexe aux causes multiples rapporté par les patients atteints de cancer est la douleur, nécessitant souvent une approche multidisciplinaire de la prise en charge.
Le rôle d’un kinésithérapeute dans la gestion de la douleur se présente sous la forme de prescription d’exercices et d’acupuncture, qui se sont toutes deux révélées être des traitements efficaces contre la douleur.
Rééducation et cancer du sein
Kinésithérapie Scientifique N° 423: Cancer du sein et grossesse